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« Les diplômés trouvent de beaux postes », Dominique Pagès, responsable du Master CTC au Celsa

Lancé au Celsa il y a dix ans, le Master Culture, Tourisme et Communication s'est vu consacrer un rendez-vous le 28 septembre 2017 autour de l'Hospitalité des lieux de culture, avec table ronde et présentation de projets réalisés par les étudiants. Dominique Pagès, sa responsable, revient sur l’histoire et les enjeux du diplôme.



Comment est né ce Master ?

Il s’inscrit dans la continuité d’autres masters que j’ai déployés dans le passé et qui portaient sur la communication numérique, la création multimédia, le développement territorial, interculturel et multimédia… Pour schématiser, il y a une quinzaine d’années, les professionnels de la culture avaient des Bac +5 ou 7 alors que dans le monde du tourisme, il s’agissait plutôt d’opérationnels avec des Bac +2, 3 ou 4. Les logiques professionnelles étaient différentes et les points de vue et manières de faire se heurtaient. Pourtant certains de mes étudiants se retrouvaient à des postes qui n’étaient pas prévus, dans le secteur du tourisme. L’idée de ce Master était de mieux penser les thématiques de rencontre et de créer des passerelles entre ces deux mondes, pour sortir de cette hiérarchie fonctionnelle. J’avais repéré de forts signaux sur l’émergence du numérique, et j’étais convaincue qu’il s’agissait d’un point d’entrée pour y parvenir.

A qui s’adresse-t-il ?

Les profils sont très variés, ils peuvent venir de la culture, des beaux-arts, du marketing, du journalisme… L’une de nos étudiantes travaillait dans la pharmacie, une autre était directrice adjointe d’hôpital. Des étudiants du monde du cinéma nous rejoignent parfois : l’image audiovisuelle devient prépondérante pour la valorisation des lieux. La réalisation de films institutionnels, ou surtout plus documentés et créatifs pour secouer les imageries en place des destinations, va continuer de monter en puissance. Nous avons aussi beaucoup d’étrangers, en provenance de pays très différents : l’Angleterre, Madagascar, le Honduras, l’Arménie, le Cameroun… Ce sont des personnes qui ont une confiance dans la destination France. Elles savent qu’il y aura une réflexivité par rapport à ce qu’est le tourisme qui les aidera à devenir acteurs de la destination.

Comment se déroule-t-il ?

L’admission se fait sur dossier, lettre de motivation et commission à l’oral, puis les cours ont lieu de février à juin, avant le stage obligatoire et la soutenance du mémoire. Nous traitons beaucoup de cas en équipe projet, nous travaillons sur la stratégie et les réseaux sociaux et sur le montage d’événements internationaux. Nous avons d’ailleurs déjà commencé à intégrer les problématiques liées aux Jeux Olympiques de 2024 dans le cadre de nos projets sur le Grand Paris.

Quels sont les débouchés ?

Les diplômés trouvent progressivement de beaux postes. Cela n’arrive pas toujours tout de suite, mais il y a de très belles trajectoires, avec par exemple une responsable es publics à la Philharmonie, un responsable communication et marketing du Comité régional du tourisme Paris Ile-de-France, des responsabilités en communication à la mairie de Paris… Certains montent leur entreprise ou agence. La formation confère à ces personnes une certaine autorité, une capacité de diagnostic, d’analyse et de proposition qu’elles n’auraient pas eues auparavant et qui leur permettent d’évoluer dans ce milieu.

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