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Réforme de l'alternance : 3 questions à Tsiry Ramaniraka

reforme alternance

La réforme portée par la "loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel" vous impacte déjà. Elle apporte de profonds changements dans l'ensemble du système français de gestion de la formation professionnelle. A ce titre, la gestion de l'alternance s'apprête à vivre des changements qu'il est souhaitable d'intégrer pour anticiper l'élaboration de sa stratégie de formation pour les prochaines années. Nous avons posé trois questions à Tsiry Ramaniraka, directeur du cabinet de conseil et formation Alfa Nero et formateur Demos.

Quel niveau de diplôme est concernée par la prise en charge Pro-A ?

La Pro-A concerne tous les diplômes au niveau RNCP et CQP. Ce sont des diplômes généralement en dessous du niveau Bac ou un tout petit peu au-dessus.

Pendant la Pro-A, doit-on changer l’intitulé du poste du salarié ? Et à l’issue de la formation, doit-on s’engager à faire évoluer le salarié sur une autre fonction ?

La réponse à la première partie de la question est clairement non ! Il n’y a pas d’obligation de faire évoluer l’intitulé de poste lorsque la personne suit une formation.

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Si le salarié accepte cet avenant, c’est bel et bien en vue d’une évolution professionnelle. Donc la réponse à la seconde partie de la question est oui ! En effet, pendant la formation, rien ne garantit que le salarié obtienne sa formation. Pendant la période de Pro-A, le salarié accepte de partir en formation mais on n’a aucune garantie qu’il est le niveau escompté à l’issue de celle-ci ni qu’il valide la certification qu’il vise. Donc il vaut lieux attendre la fin de la formation pour faire quoique ce soit.

On ne peut pas utiliser la Pro-A simplement pour former, il faut bien un objectif de reconversion ou d’évolution.

Y’a-t-il un intérêt à ouvrir un CFA en interne ?

L’intérêt financier serait de réussir à faire financer une formation que personne ne propose.

Par exemple, je veux former un salarié au digital, à la bureautique et à l’anglais en même temps. En admettant que personne ne propose une telle formation, je pourrais envoyer mon salarié à une formation sur le digital et payer moi-même la formation à la bureautique et à l’anglais. Et pourquoi pas demain, réussir à regrouper tout dans une formation dont le coût pédagogique ne serait plus financé par moi mais par l’OPCO ou France Compétences si ma formation était reconnue « utile et intéressante » pour la branche.

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